30 Apr 2026

CEE : l’aide encore méconnue pour optimiser votre TCO

Le prix des carburants n’en finit plus d’augmenter. Dans ce contexte, la maîtrise du TCO s’impose comme un enjeu stratégique. Encore faut-il activer tous les leviers disponibles pour l’optimiser… Certains restent pourtant largement méconnus.

CEE : l’aide encore méconnue pour optimiser votre TCO

C’est notamment le cas des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).

TCO : un enjeu plus stratégique que jamais pour les flottes

Le contexte dans lequel évoluent les flottes d’entreprise a profondément changé.

Du côté des aides, les dispositifs de soutien se sont nettement réduits. Le bonus écologique, longtemps structurant pour les entreprises, a disparu, modifiant l’équation économique des projets d’électrification.

Dans le même temps, la fiscalité sur les motorisations thermiques s’est durcie. Entre malus à l’immatriculation et taxes annuelles, le coût des véhicules thermiques augmente à la fois à l’acquisition et à l’usage.

À ces évolutions fiscales et réglementaires s’ajoutent des tensions économiques qui accentuent la pression sur les coûts.

La hausse des prix de l’énergie pèse sur les budgets, tandis que le prix des véhicules continue d’augmenter sous l’effet des évolutions technologiques et réglementaires.

Dans ce contexte, maîtriser son TCO devient plus que jamais un enjeu central pour les gestionnaires de flotte.

Dès lors, chaque levier d’optimisation mérite d’être activé, y compris ceux encore largement méconnus...

CEE : quel est le principe ?

Parmi ces leviers encore peu identifiés, les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) occupent une place à part.

Créé en 2005, ce dispositif repose sur un principe simple : les fournisseurs d’énergie ont l’obligation de financer des actions permettant de réduire la consommation énergétique.

En contrepartie, ces actions génèrent des certificats qui attestent des économies réalisées.

Longtemps associé à la rénovation énergétique des bâtiments, le dispositif s’est progressivement élargi. Et depuis 2025, la mobilité en fait pleinement partie.

Un élargissement tout à fait logique : un véhicule électrique consomme moins d’énergie qu’un véhicule thermique pour un même usage.

À l’échelle d’une flotte, cette différence se traduit par des économies d’énergie significatives.

Concrètement, ces certificats peuvent contribuer au financement de l’achat ou de la location longue durée de véhicules électriques, qu’il s’agisse de voitures particulières ou d’utilitaires.

Un levier encore méconnu, mais dont l’impact financier peut être significatif dans l’équation économique d’un projet de flotte.

CEE : quel impact concret sur votre TCO ?

Le rôle des CEE dans le financement des mobilités s’est nettement renforcé en 2026.

Le relèvement des obligations imposées aux fournisseurs d’énergie oblige ces derniers à intensifier leurs actions pour générer des économies d’énergie.

Un mouvement qui se traduit concrètement par une augmentation des financements disponibles.

Dans ce nouveau cadre, les projets capables de produire des économies d’énergie significatives sont particulièrement recherchés. 

Par ses volumes, la lisibilité des économies générées et sa rapidité de déploiement, la mobilité électrique s’impose comme un levier particulièrement pertinent pour les acteurs obligés.

En 2026, les CEE peuvent ainsi atteindre 5 110 € par véhicule selon les cas.

Dans les faits, on observe en moyenne :

  • environ 450 € pour les véhicules particuliers 
  • environ 4 000 € pour les utilitaires légers 

Ces montants significatifs se traduisent par une réduction sur le coût d’acquisition du véhicule ou sur le montant de son loyer. 

À l’échelle d’une flotte, l’impact devient significatif et contribue directement à l’optimisation du TCO.

CEE : pourquoi sont-ils sous-utilisés et comment en bénéficier ?

Malgré leur intérêt évident, les CEE restent encore peu mobilisés dans les projets de flotte.

Plusieurs freins expliquent cette situation.

  • Le premier tient à leur manque de visibilité. Moins médiatisés que d’autres dispositifs, ils restent encore largement méconnus.
  • Le second concerne leur fonctionnement. Les CEE ne sont pas automatiques et doivent être spécifiquement demandés en amont du projet, un point souvent sous-estimé.
  • Enfin, leur mise en œuvre peut apparaître complexe. Convention avec un obligé, constitution des dossiers, respect des délais… autant d’étapes qui peuvent freiner leur activation.

Pour autant, le dispositif reste accessible, à condition d’en maîtriser les principes.

Deux éléments sont essentiels.

Anticiper les démarches : les CEE doivent être activés en amont, avant la commande des véhicules. Une condition indispensable pour garantir leur éligibilité.

S’appuyer sur les bons partenaires : le dispositif implique plusieurs acteurs et un formalisme administratif qui nécessite un suivi rigoureux.

Un accompagnement adapté permet de sécuriser les démarches et de simplifier leur mise en œuvre.

Dans ce cadre, STELLANTIS a structuré un partenariat avec des spécialistes des CEE, à l’image de CertiNergy & Solutions, filiale du groupe Engie, afin de fluidifier l’accès au dispositif.

Concrètement, ce type de partenariat permet :

  • de simplifier la mise en relation avec un acteur obligé 
  • de sécuriser le montage des dossiers 
  • de garantir le respect des étapes et des délais 

Un fonctionnement qui permet d’intégrer les CEE plus facilement dans les projets de flotte, sans alourdir la gestion administrative.

Bien intégrés dès l’origine, les CEE deviennent alors un levier simple à activer, au service de l’optimisation du TCO.

CEE : un levier vertueux au cœur de la transition énergétique

La dépendance aux énergies fossiles, la volatilité des prix et les tensions géopolitiques rappellent à quel point les modèles de mobilité traditionnels restent exposés à des risques externes majeurs.

En obligeant les fournisseurs d’énergie à financer des actions d’efficacité énergétique, le dispositif contribue à réorienter progressivement les usages.

Appliquée à la mobilité, cette mécanique trouve une application directe : elle permet de soutenir financièrement l’électrification des flottes.

À ce titre, les CEE participent à la réduction progressive de la dépendance aux énergies fossiles, et à la décarbonation de la mobilité, tout en accompagnant les entreprises dans la maîtrise de leurs coûts.